Les chiffres-clés de début 2026

Les chiffres à retenir pour 2026 :

Les députés et les sénateurs se sont entendus sur la loi de financement de la Sécurité sociale, mais pas sur le projet de loi de finances pour 2026. Une loi spéciale permettant d’assurer la continuité de l’activité du pays et de ses services publics est entrée en vigueur le 28 décembre 2025. Elle n’est toutefois valable que jusqu’à l’adoption et l’entrée en vigueur du budget pour 2026.

Dès lors, les montants et mesures en vigueur en 2025, prolongés temporairement depuis le 1er janvier 2026 par cette loi spéciale, sont susceptibles d’évoluer par l’adoption de la loi de finances qui fixera le budget pour l’année 2026.

Ce tableau récapitulatif a pour vocation de faire le point sur les chiffres clés en vigueur depuis le 1er janvier 2026, et pour l’heure applicables.

Revalorisation du SMICDepuis le 1er janvier 2026, la revalorisation annuelle du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) est de 1,18% et porte à : 12,02euros le SMIC horaire brut (contre 11,88 euros en 2025) ; 1823,03euros le SMIC mensuel brut ; 1443,11euros le SMIC mensuel net estimé.
Plafond de la Sécurité SocialePour l’année 2026, le plafond de la sécurité sociale est réhaussé de 2,0 %, ce qui porte à : 48 060 euros le plafond annuel ; 4 005 euros le plafond mensuel. Pour rappel, ce plafond correspond au montant maximal des rémunérations ou gains à prendre en compte pour le calcul de certaines cotisations et sert de référence pour la définition de l’assiette de certaines contributions et calcul de droits sociaux.
CSG et CRDSLes taux applicables aux revenus d’activité restent fixés à : 9,2 % pour la CSG (dont 2,40 % imposable et 6,80 % non imposable) ; 0,50 % pour la CRDS. Pour rappel, ces contributions sont dues sur seulement 98,25 % du salaire brut, dès lors qu’il n’est pas supérieur à quatre fois le plafond annuel de la sécurité sociale (soit 192 240 euros en 2026). Au-delà, la CSG et la CRDS sont dues sans abattement, soit sur 100 % du salaire.
La prime de partage de la valeurPour l’année 2026 et jusqu’au 31 décembre, les exonérations fiscales et sociales de la prime de partage de la valeur sont prolongées, pour les primes versées par les entreprises de moins de 50 salariés. Cela n’est valable que lorsque cette prime est versée aux salariés ayant perçu, au cours de l’année précédente, une rémunération inférieure à trois fois la valeur du SMIC.
Minimum garantiPour l’année 2026, le minimum garanti est réhaussé d’environ 0,8 %, ce qui le porte 4,25 euros. Pour rappel, le minimum garanti sert de référence pour l’évaluation et le calcul d’avantages sociaux, comme les avantages en nature de nourriture, ou certaines indemnités.
Gratification des stagiairesLe montant minimum de la gratification versée aux stagiaires est de 15% du plafond horaire de la sécurité sociale (soit 30 euros pour l’année 2026), ce qui le porte à soit 4,50 euros par heure. Pour rappel, la gratification du stagiaire est obligatoire lorsque la durée du stage est supérieure à deux mois, consécutifs ou non, au cours d’une même année scolaire ou universitaire.
Titres-restaurantsA compter du 1er janvier 2026, la participation de l’employeur au financement des titres-restaurants, comprise entre 50 % et 60 % de la valeur du ticket, est exonérée de cotisations sociales et des CSG-CRDS dans la limite de 7,32 euros. Autrement dit, si la contribution de l’employeur est de 7,32 €, elle est exonérée de charges si la valeur du titre-restaurant est comprise entre 12,20 € (60 % du titre) et 14,64 € (50 %).
Prime à l’apprentissageDepuis un décret du 22 février 2025, les montants de l’aide unique à l’embauche d’apprentis sont les suivants : 5 000 euros pour les entreprises de moins de 250 salariés ; 6 000 euros pour le recrutement d’apprentis en situation de handicap ; Pour les contrats en cours ou conclus le 1er novembre 2025 et dont la durée est inférieure à un an, ainsi que pour ceux faisant l’objet d’une rupture anticipée avant la date anniversaire du contrat, le montant de l’aide est calculé au prorata temporis du nombre de jours effectués en apprentissage. A titre informatif, depuis le 1er janvier 2026, cette aide n’est attribuable qu’aux entreprises de moins de 250 salariés embauchant des apprentis préparant une certification équivalant au plus au baccalauréat, compte tenu de l’absence pour l’heure de loi de finances pour l’année 2026.
Matériel informatique du salariéPour l’année 2026, la limite d’exonération de l’indemnité forfaitaire liée à l’utilisation de matériels informatiques appartenant au salarié est portée à 55,20 euros par mois.
Frais de transports salariésL’exonération de la prise en charge des frais de transports publics demeure provisoirement applicable dans les mêmes conditions qu’en 2025. Pour rappel, elle permet aux entreprises de prendre en charge jusqu’à 75 % du prix des abonnements de transport en commun ou de services publics de location de vélos, sans être soumis aux contributions et cotisations sociales comme de l’impôt sur le revenu.
Partage de la valeur obligatoire dans les entreprises de 11 à 49 salariésL’obligation pour les entreprises de 11 à 49 salariés, dont le bénéfice net fiscal est au moins d’1% du chiffre d’affaires pendant 3 ans consécutifs, de proposer à leurs salariés un dispositif de partage de la valeur demeure pour l’exercice en cours en 2026. Pour l’heure, ce dispositif mis en place depuis le 1er janvier 2025 devrait perdurer jusqu’au 1er janvier 2028. Pour rappel, le dispositif de partage de la valeur peut être la mise en place d’un accord de participation ou d’intéressement, l’abondement sur un plan d’épargne salariale ou bien le versement d’une prime de partage de la valeur.
Imposition sur le revenuLe barème servant au calcul de l’impôt pour l’année 2026 sur les revenus de l’année 2025 est le suivant : Tranches de revenus Taux d’imposition à appliquer sur la tranche de revenu Jusqu’à 11 497 € 0 % De 11 498 € à 29 315 € 11 % De 29 316 € à 83 823€ 30 % De 83 824 € à 180 294€ 41 % Supérieure à 180 294 € 45 %
 
Imposition des heures supplémentaires et des pourboiresLes heures supplémentaires effectuées en 2025 (déclarées à l’impôt en 2026) demeurent exonérées d’impôt sur le revenu dans la limite annuelle de 7 500 euros. L’exonération de l’imposition des pourboires est temporairement prolongée pour 2026. Elle concerne l’impôt sur le revenu, les contributions et cotisations sociales et est applicable aux salariés dont la rémunération mensuelle n’excède pas 1,6 SMIC. La loi de finances n’ayant pas été encore promulguée pour 2026, le montant de ces exonérations est susceptible d’évoluer au cours de l’année, lorsque la loi parviendra à être adoptée.